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Clienteling : défi du retail en 2016 ? (1)

Par M.X. Data - Écrire un commentaire

La relation client est au cœur des préoccupations de retailers en 2016. Avec l’émergence de l’omnicanal et la nécessité de rendre le client unique sur tous les canaux, son vaste champ d’action nécessite une solide réflexion afin d’identifier quelles informations utiles collecter, comment et surtout à quelles fins. La boutique reste le canal préféré des consommateurs, et la relation client-vendeur explique cette préférence. Les boutiques doivent donc être au coeur de la stratégie de relation client.

Omnicanal et digital n’étant plus des options, un nouveau concept s’appuyant sur le digital et la mobilité fait son apparition, le clienteling. Il a pour but d’aider le vendeur à maximiser la qualité de son service et la satisfaction du client, pour vendre mieux et plus. Créer davantage d’interactivité et de convivialité, tout en offrant aussi la possibilité de gérer des pics d’activité en l’utilisant comme point d’encaissement.

clienteling

Mais puisque le défi dépasse largement le fait de mettre des tablettes comportant un système de caisse mobile entre les mains des vendeurs, rappelons  4 éléments de réflexion incontournables quand on met en place le clienteling au cœur d’un réseau de magasins.

  • Rien ne remplace la stratégie et une vision claire des priorités à assurer. C’est l’élément frontal du dispositif de la relation client, aussi il est impératif de définir exactement à quoi va servir le clienteling. Les outils reflèteront ce que la marque aura de meilleur à proposer, et le champ des possibilités est très riche. Des arbitrages sont à opérer pour qu’il soit le plus efficace possible.

 

  • S’appuyer sur une analyse des attentes et du parcours de sa clientèle : réclame-t-elle un accompagnement soutenu ? Est-elle autonome en magasin, fait-elle des achats rapides, en demande de réponses précises à des questions pratiques ? A-t-elle besoin de services hors du point de vente ? Cependant, il faut garder à l’esprit que le clienteling ne peut se substituer au vendeur et ne peut tout anticiper. Ce n’est ni une boule de cristal, ni un couteau suisse. C’est un outil au service du vendeur dont le rôle reste crucial.

 

  • Fixer des objectifs clairs et mesurables pour calculer un ROI : vise-t-on une augmentation du taux de conversion ? De la fréquence des achats ? Du panier moyen ? De la satisfaction de la clientèle sur l’accompagnement des vendeurs et la qualité de service ? De la satisfaction de la force de vente réclamant un outil pour mieux travailler ? Les clients aiment leur mobile quand il leur facilite la vie. Si la tablette entre les mains du vendeur fait de même, son usage sera légitimé à leurs yeux. C’est un principe qui doit guider le projet. Fixer ses objectifs permet de déterminer comment on va rendre un meilleur service en magasin au client.

 

  •  Impliquer les équipes de vente dans le projet à chaque étape, afin de connaître leurs usages réels en magasin et mieux détecter les besoins. Concentrer ses efforts sur la formation et l’ergonomie pour qu’elle s’approprie l’outil, que son utilisation devienne « naturelle » et qu’elle perdure dans le temps. Le clienteling n’est ni un intrus, ni un encombrement, ni un espion : la confiance en l’outil et les services qu’il rend doit être acquise. Ce qu’elle sera si l’intérêt des vendeurs a guidé la conception de l’outil et son ergonomie. Enfin, le clienteling nécessite un suivi régulier après sa mise en place. Il devra évoluer.

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